Sécurité des données : comment protéger votre entreprise contre la cyber-fraude

L’été est souvent perçu comme une parenthèse plus calme pour l’entreprise. C’est précisément ce que recherchent les cybercriminels. Selon la 2ᵉ édition du baromètre national de la maturité cyber des TPE-PME, publiée par Cybermalveillance.gouv.fr en partenariat avec la CPME, le MEDEF et l’U2P, 44 % des dirigeants de TPE-PME se disent aujourd’hui fortement exposés aux cyberattaques, contre 38 % un an plus tôt.

 

Une lucidité récente qui ne s’est pas encore traduite en préparation réelle : 80 % des entreprises interrogées reconnaissent ne pas être prêtes, ou ne pas savoir si elles le sont, à affronter un incident.

 

Ce décalage entre la conscience du risque et la réalité opérationnelle est particulièrement dangereux en période de congés, lorsque les équipes sont réduites, les décisions déléguées et les habitudes de vigilance relâchées. Selon le Panorama de la cybermenace 2025 de l’ANSSI, publié en mars 2026, les TPE, PME et ETI représentent 48 % des victimes de rançongiciels traitées par l’agence, loin devant les collectivités territoriales (11 %) et les établissements de santé (8 %).

 

Pourquoi l’été est une période particulièrement exposée

Les schémas de fraude les plus efficaces reposent sur l’urgence et l’absence des personnes habituellement chargées de vérifier une opération. Un comptable remplaçant, un dirigeant injoignable en congés, une associée qui valide un virement en confiance parce que la demande semble légitime et pressante : ce sont exactement les conditions que recherche la fraude au virement, aussi appelée « fraude au président ». Moins de vigilance, moins de recoupement entre collègues, plus de télétravail depuis des réseaux moins sécurisés : l’été réunit plusieurs facteurs de risque à la fois.

 

Ce n’est pas une impression : selon francenum.gouv.fr, la fraude au virement a fait son entrée parmi les trois principales menaces traitées par Cybermalveillance.gouv.fr, avec une progression de 93 % des demandes d’assistance par rapport à 2024. Ces fraudes cherchent explicitement à profiter des chantiers de dématérialisation en cours, notamment celui de la facturation électronique et de la gestion de la paie, qui multiplient les échanges de coordonnées bancaires entre entreprises.

 

Les bons réflexes ne demandent pas un budget de grand groupe

Le baromètre Cybermalveillance.gouv.fr montre que les mesures les plus répandues restent basiques : antivirus (84 %), sauvegardes (78 %) et pare-feu (69 %), avec en moyenne 4,06 dispositifs de sécurité installés par entreprise en 2025, contre 3,62 l’année précédente. C’est un socle nécessaire, mais insuffisant face à la fraude au virement, qui ne s’appuie pas sur une faille technique mais sur l’absence de procédure de vérification humaine.

 

La parade la plus efficace et la moins coûteuse reste la double validation systématique de tout changement de coordonnées bancaires ou de toute demande de virement inhabituelle, par un appel téléphonique sur un numéro déjà connu, jamais sur un numéro fourni dans l’email ou le message suspect lui-même.

C’est une règle organisationnelle, pas un investissement informatique, et elle doit rester valable même quand le dirigeant est en congés et qu’un remplaçant assure l’intérim.

 

Le point faible que révèle le baromètre : l’absence de plan

Plus de la moitié des dirigeants interrogés (58 %) admettent ne pas savoir évaluer les conséquences réelles d’un incident cyber sur leur entreprise. Or la fraude au virement, comme le rançongiciel, se joue en quelques minutes : sans procédure écrite et connue de toute l’équipe avant l’été, c’est l’improvisation qui décide de la réaction, souvent trop tard.

 

À noter également : la directive européenne NIS2, qui doit renforcer les obligations de cybersécurité de plusieurs milliers d’entités jugées essentielles ou importantes, n’est toujours pas transposée en droit français à ce jour ; son examen à l’Assemblée nationale a de nouveau été reporté, au plus tôt à la rentrée de septembre 2026. Elle ne concerne pas directement la majorité des TPE-PME, mais les entreprises qui travaillent avec de grands donneurs d’ordre peuvent être concernées indirectement, via les exigences de conformité que ceux-ci commencent déjà à répercuter sur leurs fournisseurs.

 

Le Groupe CIBELLY : votre allié pour sécuriser vos flux financiers

La cybersécurité n’est pas qu’un sujet informatique : pour un cabinet d’expertise comptable, c’est directement un sujet de fiabilité des flux financiers de ses clients. Une fraude au virement réussie touche en premier lieu la trésorerie et la comptabilité de l’entreprise, avant même de devenir un problème technique à résoudre.

 

Fort de plus de 40 ans d’expérience, de près de 100 collaborateurs et de 9 implantations sur la Côte d’Azur et à Paris, le Groupe CIBELLY intervient à vos côtés sur plusieurs axes :

 

Sécurisation des procédures de paiement : mettre en place avec vous une règle de double validation pour tout virement ou changement de coordonnées bancaires, y compris en période de congés.

 

Vigilance sur les flux de facturation : repérer les anomalies dans les demandes de paiement ou les changements de RIB fournisseur, en lien avec le suivi comptable habituel de votre entreprise.

 

Orientation vers les bons relais : vous accompagner vers les ressources gratuites de Cybermalveillance.gouv.fr et de l’ANSSI (MesServicesCyber, 17Cyber) en cas de doute ou d’incident avéré.

 

La cyber-fraude ne prend pas de vacances. Avec des procédures simples, connues de toute l’équipe, et un accompagnement expert et local, vous réduisez très concrètement le principal point d’entrée de la fraude au virement : l’absence de vérification humaine au moment critique.

 

Sources :

  • Cybermalveillance.gouv.fr – Baromètre national de la maturité cyber des TPE-PME, 2025 (OpinionWay)
  • ANSSI – Panorama de la cybermenace 2025
  • Francenum.gouv.fr